• 11 ans et demi et l'encoprésie est toujours présente dans la vie de notre fils, le chemin est long ! A la consultation spécialisée on nous a dit que tout rentrait dans l'ordre en général au plus tard au collège. Nous y sommes... mais rien.

     

    Une amie dont le fils rencontre des problèmes similaires m'a appelée le week-end dernier. Son fils est sous forlax depuis un bon moment, mais depuis septembre, il avait accident sur accident, sous forlax. Elle a tenté des essais, pensant qu'il s'agissait juste d'un problème de dosage, mais aucune amélioration, ni en augmentant la dose, ni en la diminuant.

     

    Elle a donc pris rendez-vous chez son médecin généraliste qui lui a dit : "si ça ne fonctionne pas, c'est que le traitement ne lui convient pas". Stupeur chez la maman, dont le fils est également suivi au CHU depuis plusieurs années : là bas tout le personnel médical ne jure que par le forlax. Son fils est donc passé à un autre laxatif : l'importal. 

    Son fonctionnement est similaire à celui du forlax : une poudre qui retient l'eau dans le tube digestif pour rendre les selles molles.

     

    Au bout de seulement quelques jours sous importal, plus une seule fuite. Son fils reprend confiance en lui.

     

    Depuis samedi dernier nous testons donc ce nouveau traitement. Cela ne fait  que 5 jours mais mon fils, avec un grand sourire, m'a dit qu'avec ce traitement il pensait qu'il serait bientôt guéri. Il nous a dit qu'avec le forlax il ne ressentait plus aucune envie d'aller à la selle, il y a allait à des heures fixes (en rentrant du collège par exemple, juste pour "se vidanger"). Avec l'importal, il semble à nouveau ressentir les choses.

     

    Je ne peux pas dire que c'est gagné, mais en tous cas il y a une amélioration. Il faudra confirmer sur le long terme... mais si ça a  fonctionné pour un enfant, ça peut être la solution pour d'autres !

     

    Edit : le fils de mon amie et le mien ont très rapidement reformé des fécalomes suite au traitement à l'importal, ça n'est pas la solution. Le forlax reste la meilleure piste que j'ai au jour d'aujourd'hui. S'il y a des fuites c'est qu'il est mal dosé ou que l'enfant ne sent plus rien.


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  • En cas d'encoprésie sévère dont on n'arrive pas à se débarrasser malgré des soins adapté,s les médecins peuvent s'orienter sur une hospitalisation. Je cite le document de l'institut St Pierre de Palavas les Flots donc l'intégralité n'est malheureusement plus en ligne  : "Il n’est pas rare qu’une hospitalisation soit nécessaire dans certains cas graves d’encoprésie pour permettre une prise en charge intensive hors du milieu familial."

    Nous allons tester l’hospitalisation pour notre fils au CHU de Nantes dans lequel il y a un parcours de soins sur 4 ou 5 jours avec une équipe spécialisée sur le sujet : kiné, infirmiers, pédopsychiatre. C'est la gastro entérologue et la pédopsychiatre qui ont décidé de cette hospitalisation constatant l'échec du triatement mis en place depuis 2 ans environ (pédopsy + psychomotricien + suivi par le gastro entérologue).

     

    Cette hospitalisation peut être renouvelée si nécessaire.

     

    Je vous tiendrais informés du déroulement plus précis de son hospitalisation lorsqu'elle aura eu lieu.

     

    Edit du 09/02/15 : le parcours de soin à l’hôpital n'en n'ayant pas vraiment été un (visiblement pas tellement de budget pour ça en ce moment...), je n'en n'ai pas fait le descriptif 


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  • Ma grand mère m'a donné cet article, je suis désolée de ne pouvoir en citer la source exacet. Ce doit être dans le Monde et il date du printemps dernier.

    Cet article aborde plutôt l'incontinence fécale chez les adultes et notamment les personnes âgées mais je ne vais pas me plaindre que le sujet soit abordé d'une façon ou d'une autre.

     

    Un article de vulgarisation scientifique sur l'encoprésie (enfin !)

     

    Edit du 13/02/15 : il s'agit d'un article publié dans Le Figaro du 07/04/14

     


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  • Les enfants encoprétiques sont angoissés. Certains sont même parfois propres mais se mettent à se retenir d'aller à la selle pendant des périodes d'angoisse.

     

    Le pychomotricien aide énorméméent notre fils sur ce point, il est plus détendu depuis qu'il va le voir. Il le fait travailler sur la détente corporelle (et sur d'autres choses), sur le fait de lâcher prise.

     

    Pour entretenir cela à la maison nous avons instauré un petit temps de massage tous les soirs au moment du coucher. Comme c'était compliqué pour notre fils d'accepter un massage avec la main, j'ai acheté une balle en mousse que nous lui roulons sur le corps. On pet aussi tapoter avec la balle, enfin, à chaqun de trouver ce qui lui correspond. Il faut surtout que ça ne chatouille pas et que le contact ne soit pas désagréable pour l'enfant.

    Maintenant c'est notre fils qui nous réclame son massage.


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  • La psychologue était farouchement opposée à ce qu'on nous envoyions notre fils aux toilettes à heure fixe, elle trouvait cela ridicule. Elle m'a expliqué qu'on ne faisait pas ça pour l'apprentissage de la propreté donc que ça n'était pas une solution. Certains parents le font pourtant pour l'apprentissage de la propreté, nos parents faisaient ça pour nous et je ne crois pas que nous en ayions été traumatisés pour la majorité d'entre nous. D'autre part, comment réussir à ce que l'enfant se vide pour ne pas qu'il ait à nouveau de bouchons ?

     

    A la consultation spécialisée on nous a expliqué qu'après le repas le tube digestif se contracte de façon naturelle pour faire avancere la matière. Pour les médecins, il est donc important d'envoyer l'enfant aux toilettes après chaque repas (déjeuner, dîner) puisque c'est le moment ou le tube digestif est le plus propice à l'éliminatinon des selles.

     

    Au début notre fils y allait volontier, mais il s'en est vite lassé, et pour un enfant qui n'aime pas aller sur les toilettes, s'y rendre de façon obligatoire 2 fois par jour c'est beaucoup. A vous de trouver une astuce pour qu'il y reste un peu (j'ai déjà parlé de la console de jeux  ici), ça peut être la lecture, de la musique, un petit jeu (une amie a essayé la pêche à la ligne).

     

    Mais j'avoue aussi que pendant une période nous avons abandonné, qand c'était trop dur pour lui d'accepter cette contraite. Il finissait par s'enfermer dans les toilettes mais ne se déshabillait même pas. Cela devenait vraiment trop conflictuel entre nous.

     

    Autre source de  motivation : le calendrier. La pédopsychiatre a mis en place avec notre fils un calendrier à remplir tous les soirs. Ils se sont mis d'accord sur des symboles pour le remplir : R j'ai réussi (caca sur les toilettes) une croix (jai eu un accident), un point d'exclamation (je n'ai pas fait caca aujourd'hui, augmenter la dose de Forlax demain pour éviter un bouchon de se former)

    En fin de semaine oncomptabilise le nombre de réussites.

     

    AU début cela n'a pas fonctionné, mais finalement il est fier lorsqu'il a plusieurs R d'affilé et ça a l'air de l'avoir motivé de pouvoir visualiser ses résultats.

     

    Si votre enfant est jeune, utilisez des soleil, des nuages, ou des points de couleur afin qu'il puisse viualiser facilement ses réussites et ses échecs et remplissez le avec lui pour qu'il prenne lui même conscience de ce qu'il s'est passé dans la journée.


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